Filières sélectives et mobilité sociale

« Quelle démocratisation des grandes écoles depuis le début des années 2000 ? »

 

Top view of group of students sitting together at table. University students doing group study.

Enjeux :  Au début des années 2000, un ensemble d’études et de rapports ont mis en évidence une stagnation – voire une régression – de la démocratisation des Grandes écoles, relançant ainsi le débat sur le recrutement social de ces établissements en France. Ce constat a nourri plusieurs appels en faveur d’une politique volontariste d’ouverture sociale des Grandes écoles et a largement contribué à la mise en place d’un certain nombre de dispositifs d’« ouverture sociale » agissant sur différents leviers : élargissement du vivier des candidats, modification des modalités de recrutement, mise en place de dispositifs destinés à aider les étudiants d’origine modeste à financer et à réussir leurs études, etc.

Malgré le fort intérêt suscité par la question de la démocratisation des filières sélectives, on ne dispose aujourd’hui que de très peu d’éléments quantitatifs permettant d’appréhender l’évolution de la composition sociale des Grandes écoles au cours des deux décennies écoulées.

Présentation du projet : L’objectif de ce projet de recherche est de décrire l’évolution du recrutement social des filières sélectives en France depuis le début des années 2000. Cette analyse quantitative permettra de déterminer si les différentes initiatives mises en place depuis une quinzaine d’années pour ouvrir ces établissements aux étudiants issus de milieux populaires ont effectivement permis de diversifier le profil social de ces établissements, sur la base d’éléments empiriques solides.

L’utilisation de données administratives quasi-exhaustives sur les établissements d’enseignement supérieur, et sur les Grandes écoles en particulier, permettra de dresser un tableau complet du recrutement des filières sélectives et de caractériser son évolution depuis le début des années 2000.

L’étude portera également une attention particulière à la sous-représentation des filles dans ses filières, en particulier dans les écoles d’ingénieurs. L’analyse des tendances observées au cours des dernières années permettra d’évaluer la contribution des filières sélectives à l’évolution des inégalités de genre face à l’école.

Financement :  Le financement de cette étude est assuré par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) et par la Sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques (DGESIP-SIES) du ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Chercheurs associés : Thomas Breda, Pauline Charousset, Julien Grenet, Marion Monnet, Lucile Romanello, Georgia Thibault.