Le réarmement engagé en Europe à la suite du retour de la guerre sur le continent pose une question rarement étudiée : comment financer un effort de défense durable dans des États déjà confrontés à de fortes contraintes budgétaires ? En France, l’atteinte des objectifs fixés par le sommet de l’OTAN de juin 2025 (3,5 % du PIB consacré aux dépenses militaires et 5 % de dépenses de sécurité d’ici 2035) implique de nouveaux arbitrages entre fiscalité, dette et autres dépenses publiques. Plutôt que d’interroger les Français sur leurs préférences en matière de dépenses de défense sans contraintes, cette note analyse leurs choix lorsqu’ils sont soumis à des arbitrages fiscaux. À partir d’une enquête originale, les auteurs examinent dans quelle mesure les citoyens acceptent un effort supplémentaire en faveur de la défense lorsqu’ils sont explicitement confrontés à des conséquences budgétaires et fiscales. Les résultats montrent que le consentement au financement de la défense dépend autant de la perception du risque de conflit que du rapport des citoyens à l’impôt et à l’action publique.
Budget des armées : les Français ne veulent pas être impactés
La Tribune
07/07/2026


