Les gouvernements européens ne meurent pas tous de recettes de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) plus basses que prévu, mais tous en sont frappés ces derniers temps. La prévision du produit de la taxe sur la valeur ajoutée en 2024 a été surestimée de 4 % en Allemagne et de 2,5 % au Royaume-Uni. En France, les chiffres livrés dans la loi de fin de gestion pour 2024, adoptée par le Parlement quelques heures avant la censure du gouvernement Barnier, suggèrent que la prévision du gouvernement figurant dans le projet de loi de finances (PLF) 2024 à l’automne 2023 a surestimé les recettes de 5,5 %, soit 11 milliards d’euros d’écart. Et puisque les comptes de l’année 2024 ne sont pas définitivement établis à ce jour, l’erreur de TVA pourrait encore prochainement se creuser (ou s’amenuiser). Pour expliquer ce “trou” de recettes de TVA, presque aussi gros que celui concernant l’impôt sur les sociétés, il faut revenir sur la mécanique d’un impôt certes familier mais incompris.
À la recherche de la TVA perdue
Référence Billet de blog IPP n°36
