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Quels effets d’une réorientation en première année d’études supérieures sur la réussite des étudiants ?

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Le pôle éducation de l’IPP publie ce jeudi 22 janvier 2026 une note signée Nagui Bechichi, doctorant à l’École d’économie de Paris. Cette étude propose la première évaluation causale à grande échelle des effets d’une réorientation post-bac sur les parcours d’études et l’obtention d’un diplôme du supérieur, en s’appuyant sur des données administratives exhaustives.

La réorientation post-bac est un phénomène d’ampleur conséquente en France : en 2022, un tiers des lycéens venant d’intégrer le supérieur ont formulé de nouveaux vœux dans Parcoursup. Ces changements de parcours sont pourtant parfois perçus comme des échecs individuels ou comme un gaspillage de ressources publiques. Qu’en est-il réellement ? Les résultats montrent des effets positifs très marqués : 69% des candidats admis à une réorientation obtiennent un diplôme dans les six ans, contre 46% des candidats refusés. En allongeant la durée des études d’une année en moyenne, la réorientation entraîne des dépenses éducatives supplémentaires d’environ 13 000 euros. De premières analyses fondées sur l’indice d’efficacité de la dépense publique (EDP) indiquent qu’une politique d’ouverture de places à destination d’étudiants en demande de réorientation pourrait générer à long terme des bénéfices sociaux supérieurs aux dépenses publiques engagées : chaque euro net dépensé se traduirait à long terme, selon des hypothèses conservatrices, par environ 2,7 euros de gains sociaux.

Cette étude a été réalisée dans le cadre d’une convention de recherche avec la Direction de l’Évaluation, de la prospective et de la performance du ministère de l’Éducation nationale (MEN-DEPP) et la Sous-direction des systèmes d’information et études statistiques du ministère chargé de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Espace (MESRE-SIES).

L’étude présentée dans cette note a bénéficié du soutien de la Fondation Ardian dans le cadre du partenariat scientifique « Access and Success in Higher Education » entre l’Institut des politiques publiques et le laboratoire Blueprint Labs du Massachusetts Institute of Technology.

Cette note a par ailleurs bénéficié du soutien de la Chaire Politiques éducatives et mobilité sociale.