Les Programmes de réussite éducative (PRE), institués par la loi de cohésion sociale de 2005, constituent une politique ambitieuse de lutte contre l’inégalité des chances à destination des enfants et des adolescents les plus en difficulté. Ces programmes ont pour objectif d’apporter aux enfants des quartiers prioritaires de la politique de la ville un parcours individualisé reposant sur une approche globale des difficultés rencontrées, en collaboration étroite avec la famille (suivi social, médical, activités culturelles ou sportives, ateliers d’expression ou encore différentes formes de soutien scolaire). Ils bénéficient à plus de 100 000 enfants.
L’analyse d’impact présentée dans ce rapport repose sur la mise en place de deux enquêtes dans une centaine d’écoles (la première à l’automne 2012, la seconde au printemps 2014) auprès d’enfants de CE1 et CM1, de leurs parents, de leur enseignant et des coordonnateurs PRE. Afin d’être en mesure de documenter au mieux l’ensemble des difficultés rencontrées par les enfants et leur famille, et les effets des PRE sur ces difficultés, les questionnaires balaient un grand nombre de champs, en multipliant les points de vue. Les enfants ont ainsi chacun rempli plusieurs questionnaires visant à mesurer leur qualité de vie ressentie, leur estime de soi, leur motivation scolaire, qui complètent les mesures de compétences cognitives évaluées à travers des tests de mathématiques et de français. Les enseignants ont également eu à évaluer pour chaque enfant différentes compétences scolaires et attitudes face aux apprentissages, et ont été interrogés sur le contexte familial des enfants. Les parents ont également été interrogés sur leurs relations avec l’école et la situation de leur enfant.
Nous mesurons l’impact des PRE en comparant l’évolution de 404 enfants bénéficiaires d’un parcours entre l’automne 2012 et le printemps 2014 à celle de 290 enfants ayant au départ des caractéristiques comparables sur les nombreuses dimensions mesurées, mais ne bénéficiant pas d’un parcours, parce que leur école n’est pas en lien avec un PRE.


