• Les directions d’entreprises britanniques de 20 salariés et plus apparaissent plus féminisées que les directions d’entreprises françaises.
• Une plus grande proportion de femmes dans les entreprises et/ou parmi leurs dirigeants n’est pas associée à des performances économiques et financières moins bonnes, que ce soit en France ou au Royaume-Uni.
• Les liens précis entre la féminisation des entreprises ou de leurs directions et leurs performances économiques sont trop faibles pour être détectés avec nos données. L’analyse suggère cependant que ces liens seraient plutôt positifs.
• Il y a une très forte corrélation positive entre la proportion de femmes dans les entreprises britanniques et leurs performances sociales : une plus grande proportion de femmes va de pair avec un salariat plus heureux au travail, qui se déclare plus satisfait sur de nombreux critères, qui fait davantage confiance à ses dirigeants, et qui s’identifie plus à son entreprise.
• Ces relations sont largement tirées par les salariés hommes qui semblent profiter davantage que les salariées femmes de la féminisation de leur environnement de travail. Les femmes sont également plus épanouies dans les environnements plus féminisés (elles font davantage confiance et s’identifient plus à leur entreprise), mais la relation est moins forte que pour les hommes. Nous n’obtenons en revanche pas de relations significatives sur les données françaises.
• Ces corrélations sont généralement robustes à l’utilisation de méthodes statistiques plus sophistiquées susceptibles d’identifier un effet causal de la féminisation sur les performances sociales. Les effets mis en évidence par l’analyse causale sont néanmoins plus faibles. On observe surtout un impact positif de la féminisation des entreprises sur la confiance des hommes envers leurs managers et le fait qu’ils sont moins préoccupés au travail. L’impact sur la satisfaction au travail est plus faible. Nos données ne nous permettent en revanche pas d’identifier de lien positif entre féminisation et performances sociales pour la France.
• Le lien entre la féminisation des directions et la performance sociale des établissements au Royaume-Uni est en revanche légèrement négatif, notamment pour les indicateurs de confiance des salariés envers leur hiérarchie et de qualité des relations professionnelles.