Ce travail de recherche, publié dans le Quarterly Journal of Economics, a des implications fortes pour penser le soutien public à l’innovation. Les dépenses de recherche fondamentale, lorsqu’elles permettent d’irriguer le tissu productif, ont des externalités fortes sur l’innovation des entreprises privées, une des justifications premières de cette intervention publique. Cela permet aussi de penser les politiques publiques en faveur de l’innovation à tous les échelons de la recherche-développement, de la recherche fondamentale, à la recherche appliquée et aux subventions à l’innovation au sein des entreprises. Ce projet a également donné lieu à une publication dans la revue Annals of Economics and Statistics, qui a reçu le prix de l’ADRES du meilleur papier publié dans cette revue par de jeunes auteurs.
From Public Labs to Private Firms : Magnitude and Channels of Local R&D Spillovers
Présentation
Principaux résultats
L’estimation principale suggère que chaque euro dépensé dans la recherche universitaire dans le cadre de ce programme a généré 0,81 euro supplémentaire en dépenses de R&D privées. L’article montre également que ce choc a amélioré la qualité moyenne des brevets. L’article exploite les rapports produits par les pôles financés, complétés par des données sur la création d’entreprises, la mobilité de la main-d’œuvre et les partenariats public-privé en matière de R&D, afin de fournir des preuves sur les canaux de ces retombées.
Partenaires
Cet article est le produit d’un projet IPP financé par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (DGRI) consacré à la mesure de la proximité entre la recherche universitaire en France et le secteur privé. En associant une telle mesure avec une analyse du dispositif LabEx (laboratoires d’excellence), mis en place en France à partir de 2010 avec un budget de 1,5 milliard d’euros.
