Du fait de l’épidémie de coronavirus, l’ensemble des établissements scolaires sont fermés depuis le 16 mars 2020. Si les écoles maternelles et élémentaires pourront de nouveau accueillir les élèves à partir de la semaine du 11 mai, cette ouverture ne sera que progressive et partielle. Pour les collèges et lycées, le retour des élèves d’ici à la rentrée de septembre 2020 s’annonce encore plus hypothétique. Dans ces conditions, la question de la capacité de chaque élève à poursuivre les apprentissages à son domicile est posée. Les inquiétudes sont fortes quant à un creusement des inégalités scolaires et à l’accentuation du « décrochage » des élèves les plus fragiles. Ce terme, jusque-là réservé aux sorties de l’enseignement secondaire sans diplôme, est maintenant appliqué aux élèves de tous âges dans le débat public pour décrire des situations où l’école perdrait le contact avec eux. C’est cette même inquiétude qui est invoquée par les pouvoirs publics lorsqu’il s’agit de justifier la réouverture partielle des établissements scolaires. Dans quelle mesure ces craintes sont-elles fondées ? À quel point les élèves au niveau scolaire le plus faible sont-ils également ceux qui rencontrent les plus grands obstacles à la continuité pédagogique ?
Inégalités scolaires, conditions de vie et ressources parentales : quels obstacles sur le chemin de l’« école à la maison» ?
Référence Billet de blog IPP n°9
