Rapport IPP n°9 – Juin 2015

Les comportements de départs en retraite dans la fonction publique d’État

illustration-rapport-IPP-juin2015Rapport IPP n°9 – Juin 2015

Auteurs: Didier Blanchet, Antoine Bozio, Simon Rabaté

Contacts: antoine.bozio@ipp.eu, simon.rabate@ipp.eu

Présentation:

Modéliser les comportements de départ en retraite est un enjeu essentiel, à la fois pour les praticiens et pour les chercheurs.
Pour les gestionnaires des régimes de retraite, il est en effet crucial de pouvoir effectuer des projections à long terme de l’équilibre – ou du déséquilibre – financier des régimes dont ils ont la charge et l’importance des modifications des comportements de départ en retraite en réaction aux changements programmés dans les barèmes des pensions est considérable.
Pour les universitaires, en particulier dans les domaines de l’économie publique ou l’économie du travail, comprendre la façon dont les choix de cessation d’activité sont effectués par les individus est une ambition qui reste d’une forte actualité. Des travaux ont permis de comprendre la dimension intertemporelle du choix de départ en retraite, mais la capacité explicative des modèles reste encore faible, tant pour expliquer les évolutions temporelles que les différences internationales de comportements de départ.

Dans ce contexte, étudier les comportements de départ des agents de la fonction publique d’État permet d’envisager de faire des progrès dans ces deux dimensions. Peu de travaux ont en effet été réalisés sur les agents du publics sur données françaises. Le fait que les fonctionnaires peuvent en France rester en emploi jusqu’à l’âge désiré de départ en retraite, permet au chercheur d’écarter des effets de demande de travail, souvent difficiles à modéliser de façon convaincante, et qui sont pour les salariés du secteur privé, susceptibles de jouer un rôle important dans les choix de liquidation des pensions de retraite. Cet avantage est contrebalancé par une caractéristique du barème des pensions dans la fonction publique, extrêmement marqué par des bornes d’âge, et donc moins susceptible de faire intervenir un arbitrage financier entre la poursuite de l’activité et le départ en retraite. La réforme de 2003 et ses suites, ont modifié les incitations aux départs dans la fonction publique, ce qui laisse envisager une capacité accrue pour l’estimation de modèles de comportement de départ en retraite.

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