Le dispositif d’activité réduite permet aux demandeurs d’emploi d’exercer une activité salariée tout en conservant une partie de leur allocation de retour à l’emploi. Cette étude évalue son impact en comparant le taux de retour à l’emploi des bénéficiaires et des non-bénéficiaires.
Les résultats indiquent que l’activité réduite freine le retour à l’emploi pendant les huit premiers mois suivant l’entrée dans le dispositif. Cependant, cet effet négatif s’amoindrit au cours du temps jusqu’à s’inverser. Dix mois environ après l’entrée en activité réduite, les bénéficiaires finissent par avoir un taux d’emploi légèrement supérieur à ce qu’il aurait été en l’absence du dispositif.
L’activité réduite : frein ou tremplin au retour à l’emploi ?
Cette étude évalue l'impact du dispositif d'activité réduite.
Référence Note IPP n°4
Présentation
Principaux résultats
- Le dispositif d’activité réduite permet aux demandeurs d’emploi de cumuler partiellement les revenus d’une activité salariée et leur allocation de retour à l’emploi.
- L’objectif affiché d’amélioration des perspectives d’un retour à l’emploi stable peut être en partie contrecarré par une moindre efficacité de la recherche d’emploi durant les périodes d’activité réduite.
- L’analyse des parcours des demandeurs d’emploi montre que l’effet net du dispositif est légèrement positif bien que tardif.
Méthode et données
L’étude se base sur un échantillon de 10 020 individus issu des données administratives de Pôle Emploi et de l’Unedic permettant de suivre de façon détaillée les épisodes de chômage ainsi que les passages par l’activité réduite des demandeurs d’emploi. Les individus utilisés pour l’analyse se sont inscrit auprès de l’agence pour l’emploi entre juillet et décembre 2001, et ont été suivis jusqu’en décembre 2004.