Pour une grande partie de l’opinion publique, il est bien établi que la tenue du premier tour des municipales le 15 mars dernier a entraîné une vague supplémentaire de contaminations par l’épidémie de Covid-19. À la suite de ces élections , de nombreux articles de presse (Mediapart, Le Monde, La Croix, La Voix du Nord) ainsi que des reportages télévisés ont recueilli les témoignages de personnes qui déclarent avoir été contaminées à cause de la tenue du scrutin. Dans la plupart des cas, il s’agit de candidats aux élections municipales, dont on comprend bien comment ils ont pu être particulièrement exposés au virus. Pour ces derniers, les campagnes municipales impliquent en effet des tractages, la tenue de réunions en lieu clos, la surveillance des bureaux de vote, la célébration d’une victoire pour certains d’entre eux et le bilan collectif d’une défaite pour les autres. On ne sait pourtant pas, en l’état, si la somme de ces mauvaises expériences constitue un fait statistique. C’est pourquoi les auteurs ont, dans un article de recherche résumé dans ce billet de blog, cherché à répondre de manière plus systématique à cette question : les candidats aux municipales ont-ils subi une mortalité particulièrement élevée durant les mois de mars et avril derniers ?
Le premier tour des municipales a-t-il coûté leur vie aux candidats ?
Référence Billet de blog n°11