Les jeunes sont aujourd’hui les plus touchés par les difficultés économiques et financières : les 18-24 ans sont, selon l’Insee, la catégorie d’âge ayant le taux de pauvreté le plus élevé, et les 15-24 ans sont également les plus concernés par le chômage. Ces constats amènent de manière récurrente dans le débat public la question du niveau de vie des jeunes et des efforts que la puissance publique devrait fournir à leur intention : création récente du contrat d’engagement jeune (CEJ), débats sur le RSA jeune ou sur la création d’une allocation d’autonomie, etc.
Ces questions sont d’autant plus difficiles à aborder avec des éléments factuels que les ressources des jeunes sont difficilement mesurables. D’une part, certaines prestations sociales à destination des jeunes sont mal appréhendées (ex : bourses de l’enseignement supérieur). D’autre part, les jeunes peuvent recevoir plus fréquemment des aides financières informelles de la part de leurs proches, aides non mesurées dans les données usuelles, alors qu’elles entrent dans le niveau de vie effectif des jeunes. La connaissance imparfaite de ces aides implique qu’une partie des 18-24 ans (les ménages étudiants) sont exclus des mesures usuelles relatives à la pauvreté.

