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Présentation

Adoptée en août 2007 en France, abrogée en 2014, la loi sur les peines planchers a introduit des peines minimales sévères à l’encontre des récidivistes légaux, c’est-à-dire des personnes condamnées pour la deuxième fois pour des faits similaires. La réforme a été suivie d’effets, au sens où les sanctions prononcées à l’encontre des récidivistes ont nettement augmenté. Cette note démontre toutefois que le dispositif n’a eu aucun effet dissuasif sur le long terme. Elle s’attache également à étudier le mécanisme d’apprentissage de la loi par les principaux concernés.

Principaux résultats

  • La loi a induit une forte hausse des peines de prison pour les récidivistes (peines fermes 50 % plus élevées, peines de sursis avec mise à l’épreuve 3 fois plus élevées), mais aucun changement de peine pour les réitérants ou les primo-délinquants.
  • La loi n’a pas eu d’effet dissuasif à court terme.
  • À moyen terme, les personnes ayant eu reçu ces peines planchers ont moins récidivé (probabilité 10 % plus faible), mais seulement pour les infractions passibles de peines plancher. Leur probabilité de commettre d’autres infractions n’a pas changé.
  • Les personnes ayant reçu des peines planchers semblent donc apprendre la lettre de la loi. Ceci, couplé d’une faible diffusion aux co-condamnés a abouti à un faible effet dissuasif global de la réforme.

Méthode et données

Cette note s’appuie sur l’analyse de la trajectoire judiciaire des 64.000 récidivistes et réitérants dans les 4 à 6 années suivant leur sortie de prison.

Retombées et impact

Cette section regroupe les diverses retombées (articles de presse, conférences, auditions…) dont a bénéficié cette publication.

Dernière modification : juin 10, 2026