À la création de la Sécurité sociale, en 1945, l’assurance « vieillesse » correspondait à la retraite. Le principal risque social considéré alors comme associé à cette période de la vie était celui de pauvreté, les personnes étant devenues trop âgées pour pouvoir encore travailler et donc pour pouvoir subvenir à leurs besoins par des revenus tirés de leur travail. La protection visée consistait par conséquent à assurer un revenu stable, censé permettre de financer les besoins du quotidien, et ce de façon viagère c’est-à-dire garantie jusqu’au décès quel que soit l’âge auquel celui-ci arrivait. À cette date, ce que l’on qualifie aujourd’hui de soutien à l’autonomie n’entrait pas dans le champ de la Sécurité sociale. Il restait cantonné au domaine de l’aide sociale aux plus démunis, renvoyant encore, au sortir de la deuxième guerre mondiale, en premier lieu au cadre de la loi de 1905 « relative à l’assistance obligatoire aux vieillards, aux infirmes et aux incurables privés de ressources ».
Les choses ont bien changé depuis
