Note IPP n°78 - Janvier 2022

Recompter les syndiqués

Note IPP n°78 Janvier 2022

 

Auteurs : Cyprien Batut, Ulysse Lojkine et Paolo Santini

 

Contacts : cyprien.batut@gmail.comulysse.lojkine@free.frpaolo.santini5@gmail.com  

 

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Présentation :

La France se caractérise-t-elle par un taux de syndicalisation particulièrement faible par rapport aux autres pays européens ? C’est ce que suggère la littérature comparative sur les syndicats. Dans cette note, nous remettons en cause cette idée et traçons une autre histoire de l’évolution du taux de syndicalisation en France. En effet, les estimations actuelles reposent sur une double extrapolation faite à partir des données de cotisations des deux principaux syndicats : la Confédération générale du travail (CGT) et la Confédération française démocratique du travail (CFDT) et des résultats des élections professionnelles. À partir d’enquêtes représentatives de la population française, notamment des sondages et des enquêtes internationales, nous estimons que le taux de syndicalisation a été sous-estimé jusqu’à la fin des années 1970.  

 

Points clefs de l’étude :

  • D’après les enquêtes représentatives, dans les années 1970, le taux de syndicalisation aurait été non pas de 20 %, mais de presque 40 %, c’est-à-dire un niveau similaire à celui de nos voisins européens.
  • Notre série concorde avec les estimations officielles à partir des années 1990. Cela signifie que l’ampleur de la désyndicalisation dans les années 1980 aurait été, elle aussi, nettement sous-estimée.
  • Nous proposons aussi une estimation du taux de syndicalisation entre 1949 et 1969. Là encore, nos estimations sont au-dessus de celles diffusées actuellement.

 

Support complémentaire : données des graphiques