En place de 1988 à 2017, l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) était le seul impôt sur le stock net de patrimoine à la fois progressif et assis sur une définition large de la richesse, incluant patrimoine immobilier et mobilier. Une des critiques récurrentes de cet impôt, ayant en partie motivé sa conversion en Impôt sur la fortune immobilière (IFI) en 2018, concerne ses effets supposément nuisibles sur le tissu productif, via un ensemble de mécanismes tels que l’expatriation fiscale des entrepreneurs ou encore l’affaiblissement des entreprises familiales sous le poids de la charge fiscale imposée par l’ISF sur les actionnaires familiaux. Néanmoins peu de travaux empiriques, en France comme à l’étranger, sont parvenus à documenter les effets délétères attribués aux impôts sur le stock net de patrimoine.

